Actualités

31.01.18 Rocalia : "une vraie tendance à valoriser la pierre locale et son faible impact environnemental"

Rocalia :

Plus d’un mois après la première édition du salon Rocalia à Eurexpo-Lyon, l’heure est au bilan pour ses organisateurs. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les résultats sont positifs avec 14 000 visiteurs accueillis sur les 3 jours d’événement. Une belle démonstration de la vitalité du secteur de la pierre et de son rayonnement aux niveaux régional, national et même international. Rencontre avec Claude Gargi, rédacteur en chef de Pierre Actual et organisateur du salon, qui se projette déjà sur la suite de l’aventure !

Ce salon Rocalia est-il un événement unique en France ?

Claude Gargi : Oui, il n’existait plus de salon consacré à la pierre naturelle depuis le milieu des années 2000. Mon idée était de coller au salon Paysalia, le salon pour les aménagements paysagers. Il y avait une vraie cohérence parce que les paysagistes utilisent beaucoup la pierre naturelle. Organiser un salon de la pierre ex nihilo aurait été beaucoup plus compliqué. Et aujourd’hui, Rocalia est le seul salon réservé aux professionnels de la filière en France.

Les chiffres vous donnent raison !

Claude Gargi : Exactement, le contrat a été ultra-rempli ! On pensait faire venir entre 80 et 100 exposants et 3000 visiteurs. On a finalement eu 125 exposants. Parmi eux, presque tous les acteurs majeurs français du secteur étaient présents. Et surtout, on a attiré près de 14 000 visiteurs !

Il faut dire que nous avions une belle diversité de représentants, ainsi qu’une offre de qualité au niveau des exposants, comme des animations. Nous avons eu, par exemple, tout un ensemble de conférences autour du travail du centre technique, de l’architecture en pierre massive, du design, de la restauration du patrimoine, de la formation…

 

« C’était le rassemblement de la filière, de la famille même ! »

Quels sont les profils des exposants et des visiteurs qui se sont croisés sur le salon ?

Claude Gargi : Côté exposants, Rocalia a réuni les fournisseurs de matériaux : carriers, transformateurs, fabricants et distributeurs de machines et d’outillage. Mais tous les professionnels qui travaillent autour de la filière étaient également représentés comme les organismes de formation, les centres techniques ou les bureaux d’étude. Parmi les visiteurs, il y avait des marbriers, des tailleurs de pierre, des fournisseurs, des graveurs, des sculpteurs, des poseurs, tous les métiers de la pierre. Et puis évidemment les paysagistes qui fréquentaient aussi le salon Paysalia. On visait aussi les prescripteurs, c’est à dire les architectes, les décorateurs ou encore les collectivités locales.

L’évangélisation était le fil rouge du salon ?

Claude Gargi : Oui il fallait mieux faire connaître la pierre auprès des prescripteurs, du public professionnel mais extérieur à la filière. De ce point de vue, c’est une réussite. Mais il s’agissait aussi d’amener un élément de dynamique à l’intérieur de la filière parce qu’on s’aperçoit que l’activité économique a besoin d’être entrainée. Au moment où tout se dématérialise, tout s’internationalise, l’idée était de faire un événement permettant aux gens de se rencontrer. On a eu beaucoup de témoignages qui nous ont rassuré dans ce sens-là. On a vu des gens se retrouver, certains ne s’étaient pas vus depuis 30 ans ! D’autres ont pu créer des liens vers de futures collaborations. C’était le rassemblement de la filière, de la famille même, j’ai envie de dire !

La tendance au « local » et à la « construction en pierre massive »

Ce salon a donné l’image d’un secteur dynamique, qu’en est-il réellement ?

Claude Gargi : Le secteur sort d’une période très compliquée sur le plan économique avec la crise financière, la crise du bâtiment. Mais depuis an et demi, on sent que ça va mieux. C’est d’ailleurs ce qui nous a encouragé à pousser le projet Rocalia jusqu’au bout. Et cela se confirme sur les derniers mois. Dans le domaine de la construction, on sent un net intérêt, on revoit plus de construction en pierre. La tendance actuelle, c’est la construction en pierre massive, des blocs de 20, 30, 50 cm d’épaisseur de grande dimension. On fait aussi bien des logements sociaux, des établissements scolaires, des bureaux, des chais viticoles… C’est un usage qui est assez diversifié.

Sur le salon, on a pu sentir la fierté de revendiquer l’origine de la pierre…

Claude Gargi : Oui, parce qu’une pierre locale, c’est un marqueur fort pour les habitants. Dans le secteur des aménagements urbains et paysagers, on voit qu’on a de plus en plus recours aux matériaux locaux, nationaux ou de proche origine. Dans la région on sent un vrai attachement à la pierre dorée ou la pierre de Volvic par exemple. Et au niveau national, le granit de Bretagne est le premier produit industriel non agroalimentaire à disposer d’une indication géographique. Il y a une vraie tendance à valoriser la provenance de la pierre et son faible impact environnemental.

« On a signé un contrat pour 3 éditions »

Y aura-t-il une 2e édition du salon Rocalia ?

Claude Gargi : Oui, il y aura une 2e édition ! On a même signé un contrat pour encore 3 éditions. Et j’espère qu’il y en aura beaucoup plus. Le salon a lieu tous les deux ans. Le prochain aura donc lieu du 3 au 5 décembre 2019. Je profite de cet entretien pour remercier tous les partenaires institutionnels qui ont soutenu le Salon : le SNROC Unicem, l’UNA des Métiers de la Pierre Capeb, Le Groupement des Monuments Historiques, Le CTMNC, l’ISRFMP de Rodez et l’association Rhônapi, ainsi que tous les membres de notre comité de pilotage.

 

Rocalia :
Découvrez d'autres actualités !
L’Eglise de Pologne choisit le savoir-pierre français pour la cathédrale de Cracovie !
Rénovation de l’Hôtel-Dieu de Clermont : l’économie circulaire et la pierre de Volvic à l’honneur
Anciennes carrières de Villebois : au coeur de l'architecture rhônalpine
Grand Hôtel Dieu de Lyon, un chantier monumental pour magnifier la pierre

sommaire actualités