Crapauducs, passages à faune : comment aménager les espaces tout en préservant l’environnement ?

Crapauduc

Depuis de nombreux siècles, les hommes tracent des voies de circulation à travers les grands espaces. D’abord en terre, puis en pavés, les routes ont dû s’adapter à l’évolution des moyens de transport (Automobiles, trains…), devenant de plus en plus larges, avec des matériaux et des aménagements de plus en plus complexes.

Rapidement, il a donc fallu se poser la question de l’impact pour la faune : comment permettre à une espèce animalière de traverser une autoroute à 8 voies pour aller rejoindre une zone de reproduction ou effectuer sa migration annuelle ?  Comment empêcher les différentes espèces de se mettre en danger ou de mettre en danger les automobilistes ?

Clôtures, grillages et filets

Le premier impératif est donc d’empêcher les animaux de traverser les voies de circulation, ce qui serait dangereux pour eux mais aussi pour les automobilistes. Sur la plupart des grands axes, des clôtures grillagées longent la route sur des kilomètres, renforcées en bas par des grillages plus fins ou des filets pour couper l’accès aux animaux les plus petits : batraciens, rongeurs, canards…

Ces clôtures sont le plus souvent habilement dissimulées par la végétation, afin de ne pas défigurer le paysage.

Mais alors, par où on passe ?

Différents aménagements sont ensuite déployés pour permettre à la faune de faire sa petite vie.

Pour les plus gros animaux, on installe des ponts au-dessus des routes, exclusivement réservés à leur usage. Ces ponts sont très souvent recouverts de terre ou de sable : cela permet à la végétation de s’installer progressivement, mais aussi de relever les traces des animaux qui passent, et de les étudier.

Pour les animaux plus petits, on creuse des tunnels sous les voies, permettant aux crapauds, mulots et autres tortues de traverser en toute tranquillité.

Bien sûr, tous ces passages ne sont pas construits au hasard : on étudie au préalable les chemins empruntés par les animaux, afin de les placer dans la continuité de leurs « corridors écologiques »

Et pour les poissons ?

Les hérissons et les tortues ne sont pas les seuls à intéresser les constructeurs. Les poissons, écrevisses et autres marins d’eau douce ont eux aussi besoin de couloirs migratoires praticables et sûrs.  Quid alors, des barrages, canaux et autres aménagements aquatiques ?

Là encore, lors de la construction d’un barrage par exemple, on procède à la mise en place d’installations singulières : les passes à poissons.

Sortes de petites échelles aquatiques, elles se présentent généralement sous la forme de petits bassins successifs en escalier, que le poisson peut facilement remonter à petits bonds.

Et ainsi rejoindre sa belle qui l’attend en amont de sa rivière chaque printemps, pour donner naissance à de nombreux bébés poissons.

Et ce n’est pas fini !

Et oui, parce que la pierre, elle aime la nature !

On vous avait déjà expliqué que les routes étaient recyclables, mais ce n’est pas tout.

Murs végétaux pour protéger la faune alentours du bruit et de la poussière, ponts adaptés pour favoriser la nidification de certains oiseaux, trottoirs à tortues, installation et entretient d’espaces verts sur les zones de repos ou le long de certaines voies, mares pour permettre la reproduction de certains animaux… Aujourd’hui, lorsqu’on construit une route, on prend en compte une foule de paramètres, afin de préserver au maximum l’équilibre fragile de toute la vie qui fourmille autours d’elle.

Pensez-y lorsque vous serez sur la route des vacances, et levez la tête : peut-être apercevrez-vous une famille de hérissons traverser tranquillement la route sur le pont au-dessus de vous ! 

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