Activité locale raisonnée

Le cycle de vie d'une carrière

1/ Étude géologique des sols

L’exploitation d’une carrière est liée aux propriétés géologiques du sol où elle est implantée, propriétés qui définissent sa ressource en matériaux. Tout commence donc par une étude géologique des sols.

2/ Autorisation d'exploitation délivrée par la Préfecture

Lorsque le gisement est identifié, évalué, le carrier finalise un dossier
qu’il soumettra au Préfet pour obtenir, s’il répond correctement aux enjeux locaux, l’autorisation d’exploiter pour une durée de 30 ans maximum. Ce dossier comporte notamment une étude d’impact environnemental.

3/ Exploitation de la carrière

Une fois cette autorisation délivrée (*), l’exploitation peut commencer. Le jour où l’autorisation arrive à échéance, mais que la totalité du gisement n’a pas été exploitée, le carrier constitue un dossier de renouvellement ou d’extension. En cas de feu vert de la Préfecture, l’exploitation se poursuit, sinon, elle cesse.

4/ Réaménagement de la carrière

Désormais, le site d’une carrière est réaménagé au fur et à mesure des phases d’exploitation, et ce, jusqu’à la fermeture du site : remblaiements à l’aide de matériaux issus de chantiers de proximité (terres de déblais pour l’essentiel), plantations de différentes essences, aménagements de voies de circulation (chemins...), aménagements de plans d’eau...

Les projets de remise en état et de réaménagement des sites sont élaborés par les carriers en concertation avec l’ensemble des parties prenantes : propriétaires des terrains, communes, riverains, associations, pouvoirs publics...

Ainsi, l’exploitation d’une carrière n’est plus qu’une parenthèse dans le temps et dans l’espace, puisque le site est progressivement remis en état. Le projet de réaménagement s’intègre dans le territoire environnant. Il peut revenir à l’agriculture, répondre à des enjeux écologiques ou offrir un espace de loisir.

Dans de nombreux cas, le réaménagement d’une carrière favorise le développement d’une flore et d’une faune diversifiée. D’anciennes carrières ont d’ailleurs été classées en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) ! Ainsi, il n’est pas rare que des carrières soient à l’origine de la création d’une zone ornithologique.

(*) Il faut compter un délais de 5 à 10 ans pour une ouverture de site, 3 à 5 ans pour un renouvellement ou une extension.

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Une Charte Environnement

En 1992, les producteurs français de granulats ont mis en place une Charte environnementale qui est devenue en 2004, sous l’appellation « Charte Environnement des industries de carrières », la Charte de toutes les industries extractives de l’UNICEM. Cette association, régie par la loi de 1901, a pour but l'amélioration des pratiques environnementales (elle est certifiée ISO 9001 depuis 2012).

Les 400 entreprises (dont une quarantaine en Rhône-Alpes) qui adhèrent à la Charte s’engagent pour l’ensemble de leurs sites (plus d’un millier à fin 2012) :
- à maîtriser leurs impacts environnementaux,
- à mettre en œuvre une concertation constructive
- à développer leurs compétences environnementales

L’association propose à ses entreprises adhérentes une démarche volontaire de progrès environnemental spécifique aux activités de carrières.
Cette démarche active, basée sur la participation des salariés, a pour objet l'amélioration continue des pratiques : les professionnels qui y sont engagés s'impliquent en parcourant un chemin de progrès (audits externes, plans d’actions...) basé sur 80 critères environnementaux tout en bénéficiant de services d'accompagnement (conseils, études, formation...).

Ce chemin de progrès compte quatre étapes, définies selon un référentiel mis à jour en 2012. Fin 2012, 450 sites avaient atteint le niveau 4, dont une cinquantaine en Rhône-Alpes.

En savoir plus sur la Charte Environnement de l’UNICEM : www.charte.unicem.fr